La Saskatchewan exorcise enfin ses démons de 2009
WINNIPEG — Après quinze ans de thérapie sportive, de déni collectif et de revisionnement traumatique du fameux « 13th man », la Saskatchewan a finalement goûté à une victoire qui, selon plusieurs analystes, « pourrait suffire à annuler une décennie complète de blessures émotionnelles non traitées ».
Dans un Princess Auto Stadium visiblement prêt à canoniser n’importe quel joueur en vert, les Roughriders ont remporté la Coupe Grey dans une atmosphère que des témoins décrivent comme « un exorcisme régional », « une purge cathartique » et « la plus grande séance de guérison de masse depuis la venue de Céline Dion à Regina en 2008 ».
« On a attendu longtemps pour ça, » a confié un partisan en pleurant dans sa poutine au boeuf haché. « Depuis 2009 on vit avec une sorte de démon intérieur, là. Il sortait la nuit. Il murmurait ‘trop de joueurs sur le terrain’. Mais ce soir… il est parti. »
Des experts en santé mentale sportive confirment que la province entière pourrait maintenant présenter une baisse significative d’anxiété. « On parle de quinze ans de tension accumulée, » explique un psychologue spécialisé dans les traumatismes liés aux unités spéciales. « Le soulagement est palpable. On a même vu des fans parler de l’avenir sans ciller. Ça n’était pas arrivé depuis la crise du blé de 2014. »
Interrogé sur l’importance symbolique de cette victoire, un porte-parole gouvernemental a répondu : « La Saskatchewan peut enfin avancer. Et peut-être, éventuellement, pardonner à… vous savez qui. »
Il n’a toutefois pas précisé si « vous savez qui » désignait le joueur supplémentaire de 2009, Anthony Calvillo ou les Alouettes au complet.
À Montréal, la réaction était plus nuancée. « Ben là… bonne pour eux », a déclaré un partisan des Alouettes d’un ton manifestement pas convaincu. « Ils en avaient besoin plus que nous autres. »
Selon de premières estimations, les célébrations pourraient durer jusqu’à jeudi, avec un pic prévu au moment où quelqu’un criera par accident : « checkez si y’en a 13! » provoquant un rire nerveux suivi d’un dernier frisson fantôme.

