Le gouvernement Legault nie avoir nié quoi que ce soit

QUÉBEC — Interpellé sur les rumeurs selon lesquelles son gouvernement aurait nié certaines allégations, François Legault a tenu à clarifier qu’il n’a jamais nié quoi que ce soit, ni nié avoir nié, ni nié qu’il aurait pu éventuellement nier dans un autre contexte.

« Il faut faire attention, » a déclaré le premier ministre, visiblement agacé. « Quand on dit qu’on nie, c’est souvent mal interprété. Ce qu’on fait, c’est plutôt infirmer, ou parfois confirmer qu’on n’a rien à confirmer, ce qui n’est pas la même chose. »

Le bureau du premier ministre a ensuite publié un communiqué pour préciser que la déclaration initiale avait été « mal comprise, mais pas démentie », et que « les mots utilisés ne doivent pas être pris dans leur sens littéral, mais dans un sens gouvernemental plus nuancé. »

Le ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, joint en fin de journée, a confirmé que le gouvernement « assume pleinement sa transparence », tout en refusant de préciser sur quoi portait cette transparence. « Nous n’avons rien à cacher, mais tout à contextualiser, » a-t-il ajouté.

Selon un haut fonctionnaire, une table de concertation sur la clarté linguistique sera mise sur pied « afin de déterminer à partir de quel point une non-négation peut être perçue comme une affirmation implicite. »

Pendant ce temps, le Parti libéral du Québec accuse la CAQ de « nier de manière structurée et systémique », tandis que Québec solidaire a dénoncé une « instrumentalisation de la négation comme outil de gouvernance. »

Le gouvernement, lui, réaffirme n’avoir rien à réaffirmer.